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K1 MAX de MileBot : quand la robotique accompagne la marche au quotidien
Longtemps associés aux centres de rééducation ou aux situations de handicap lourd, les exosquelettes de marche évoluent. Une nouvelle génération de dispositifs plus légers et plus simples à utiliser cherche désormais à accompagner les personnes qui peuvent encore marcher seules, mais dont l’endurance, la force ou le périmètre de marche sont réduits.
Le K1‑MAX, développé par MileBot Robotics, s’inscrit dans cette évolution. Il ne prétend pas marcher à la place de l’utilisateur : il accompagne son mouvement afin de rendre la marche plus accessible et potentiellement moins fatigante.
Une assistance qui suit le mouvement naturel
Le K1‑MAX est un exosquelette motorisé porté autour de la taille et relié aux cuisses. Ses moteurs interviennent au niveau des hanches afin d’accompagner alternativement chaque jambe pendant la marche.
Grâce à ses capteurs et à son système de contrôle, l’appareil analyse le rythme et l’amplitude des mouvements de l’utilisateur. L’assistance s’adapte alors à sa cadence plutôt que d’imposer une trajectoire entièrement prédéfinie. MileBot présente cette technologie comme capable d’apprendre et de suivre le rythme de marche afin de proposer une interaction plus naturelle et plus confortable.
Cette approche le distingue des exosquelettes médicaux lourds destinés à remettre en mouvement une personne ne pouvant pas marcher seule. Le K1‑MAX s’adresse prioritairement aux personnes capables de se tenir debout et de se déplacer de manière autonome, mais qui souhaitent bénéficier d’un soutien supplémentaire.
Pour quels usages ?
Le K1‑MAX est présenté comme une solution adaptée à plusieurs situations :
- les déplacements du quotidien ;
- les promenades et les sorties touristiques ;
- la marche prolongée ;
- les montées et les terrains présentant du dénivelé ;
- les personnes ressentant une faiblesse au niveau des jambes ou des hanches ;
- les seniors souhaitant entretenir leur mobilité ;
- les utilisateurs dont le périmètre de marche se réduit ;
- les personnes souhaitant continuer à pratiquer une activité de plein air.
Lors du Gerontech and Innovation Expo de Hong Kong, MileBot a notamment présenté son exosquelette comme une aide destinée aux personnes capables de se tenir debout seules, souhaitant améliorer leurs capacités de marche ou leur vitesse de déplacement, en particulier lorsqu’elles manquent de force au niveau des hanches.
L’objectif n’est donc pas de transformer l’utilisateur en sportif augmenté, ni de promettre une récupération médicale. Il est plus simplement de lui apporter une assistance au moment où il en a besoin, pour l’aider à rester actif et à préserver davantage d’autonomie.
Une conception légère et portable
L’un des principaux enjeux d’un exosquelette personnel est son acceptabilité. Pour être utilisé régulièrement, il doit rester suffisamment léger, peu encombrant et simple à installer.
Le K1‑MAX présente un poids net d’environ 1,8 kg hors batterie et système de portage. Il peut être ajusté à différentes morphologies et dispose d’un harnais permettant d’améliorer sa stabilité. Une offre chinoise le présente comme compatible avec des utilisateurs mesurant approximativement entre 1,50 et 1,90 m.
Cette légèreté est essentielle : l’assistance apportée ne doit pas être annulée par le poids ou la complexité du dispositif. La structure est ainsi concentrée autour du bassin et des cuisses, sans envelopper entièrement les jambes.
Plusieurs niveaux d’assistance
Le K1‑MAX propose cinq niveaux d’assistance réglables. L’utilisateur peut ainsi choisir un soutien léger ou plus marqué selon son état de fatigue, le terrain et la durée de la sortie.
Plusieurs modes sont également présents :
- un mode d’assistance à la marche ;
- un mode orienté vers l’activité physique ;
- un mode destiné aux utilisateurs plus âgés ;
- un mode d’effort ou de dépense énergétique ;
- une assistance différenciée pour la jambe gauche ou la jambe droite.
Cette dernière fonction est particulièrement intéressante lorsque la gêne, la faiblesse ou la fatigue n’est pas identique des deux côtés. Elle ne remplace toutefois pas une évaluation médicale ou fonctionnelle lorsqu’une asymétrie importante est liée à une pathologie.
L’autonomie annoncée atteint environ 150 minutes, selon le niveau d’assistance, l’allure, le terrain, la morphologie et les conditions d’utilisation. Le dispositif peut être employé à l’intérieur comme à l’extérieur, mais n’est pas prévu pour une utilisation sous la pluie.
Une technologie issue de la robotique de rééducation
Créée à Shenzhen, MileBot Robotics développe depuis plusieurs années des exosquelettes et des technologies d’interaction entre l’humain et la machine. L’entreprise travaille notamment sur des robots destinés à la rééducation des membres inférieurs ainsi que sur des solutions d’assistance à la marche.
Son expertise repose sur l’association de plusieurs technologies :
- capteurs de mouvement et de position ;
- détection du rythme de marche ;
- moteurs implantés au niveau des hanches ;
- algorithmes de contrôle ;
- réglage du niveau d’assistance ;
- interfaces permettant d’adapter le dispositif à l’utilisateur.
Les solutions MAX de MileBot sont déjà présentées dans plusieurs territoires asiatiques, notamment en Chine continentale, à Hong Kong et à Singapour. Certaines versions de la gamme sont utilisées dans des établissements de rééducation et des structures accueillant des personnes âgées. Il convient néanmoins de distinguer ces versions institutionnelles du K1‑MAX, plus léger et orienté vers l’assistance individuelle.
Ce que le K1‑MAX peut apporter… et ce qu’il ne fait pas
Le K1‑MAX peut accompagner le mouvement des hanches et réduire l’effort ressenti pendant certaines phases de la marche. Il peut ainsi présenter un intérêt pour conserver une activité, prolonger une promenade ou aborder plus sereinement un parcours comprenant des montées.
En revanche, il ne remplace pas :
- l’équilibre de l’utilisateur ;
- sa capacité à se tenir debout ;
- ses muscles et ses articulations ;
- une canne ou une autre aide à la stabilité lorsqu’elle reste nécessaire ;
- un diagnostic ou un accompagnement médical ;
- une rééducation réalisée par un professionnel de santé.
Il ne s’agit pas non plus d’un dispositif permettant à une personne ne pouvant pas marcher seule de retrouver automatiquement la marche. L’utilisateur doit conserver des capacités fonctionnelles compatibles avec son emploi.
Pourquoi l’essai est indispensable
Deux personnes présentant les mêmes difficultés ne ressentiront pas nécessairement l’assistance de la même manière. La morphologie, l’équilibre, la mobilité des hanches, les douleurs, l’asymétrie, la qualité de la marche et les attentes personnelles peuvent modifier considérablement l’expérience.
Le niveau d’assistance le plus élevé n’est d’ailleurs pas forcément le plus confortable. Un réglage trop important peut perturber le rythme naturel, tandis qu’un soutien plus modéré peut être mieux accepté.
Avant toute acquisition, un essai encadré permet donc de vérifier :
- la compatibilité avec la morphologie ;
- le confort de la ceinture et des attaches ;
- la facilité d’installation ;
- la qualité de l’assistance ressentie ;
- le comportement en montée, en descente et dans les escaliers ;
- la stabilité lors des changements de direction ;
- la pertinence du dispositif au regard des besoins réels.
Une nouvelle voie entre mobilité et activité
Le K1‑MAX représente une évolution intéressante du marché des exosquelettes. Entre l’équipement sportif destiné à la performance et l’exosquelette médical de rééducation, il explore une troisième voie : celle de l’assistance personnelle à la mobilité.
Cette technologie peut répondre aux attentes de personnes qui ne se considèrent pas nécessairement comme lourdement handicapées, mais qui voient progressivement leurs sorties se raccourcir, renoncent à certains parcours ou doivent multiplier les pauses.
Le véritable enjeu n’est pas de promettre des capacités « augmentées ». Il est de permettre à chacun de continuer à bouger, sortir, faire ses courses, voyager ou profiter d’une promenade avec davantage de confiance et moins de fatigue.
Le K1‑MAX arrive en France avec HBR Innovation
HBR Innovation a choisi d’étudier le K1‑MAX pour répondre aux demandes croissantes de personnes confrontées à des douleurs, à une faiblesse des membres inférieurs ou à une réduction de leur périmètre de marche, tout en conservant une capacité de déplacement autonome.
Mais, comme pour tout exosquelette, la technologie ne prend son sens qu’en situation réelle. Le K1‑MAX va donc être expérimenté sur le terrain afin d’évaluer concrètement son confort, sa facilité d’utilisation, la qualité de son assistance et ses limites.
Car un exosquelette de marche ne devrait jamais être choisi uniquement sur une fiche technique ou une vidéo : il doit être essayé, réglé et confronté aux besoins réels de son futur utilisateur.




